Murtenlichtsfestival – Festival des lumières à Morat

« Non j’habite dans un trou perdu… à Morat ». Cette phrase que j’ai si souvent entendu pourrait se transformer en « j’habite dans la capitale des lumières ». Le Murtenlichtsfestival (ou le Festival des lumières) fait vraiment rêver. Je m’attendais à des morceaux de lumières jetés à droit et à gauche d’une manière esthétique mais c’est bien plus qui m’accueillit. C’était en fait divers artistes qui avaient chacun leur espace d’expressions lumineuse. Quelle surprise en découvrant que l’un des artistes était de mon quartier ! Il est du coin, il fait du bon travail authentique mais on ne le connaît pas chez nous. Pourquoi nos artistes sont-ils toujours obligés de sortir pour exceller ? Nous avons chez nous l’espace et l’énergie nécessaire pour faire fleurir leur travail. Le festival des lumières à Morat est justement cet espace attendu.


Si je devais associer un mot à ce festival, ce serait « souvenirs ». Et ceci pour trois raisons bien différentes.

La première revient justement aux artistes. J’en ai trouvé de toutes sortes, mais ceux qui m’ont le plus impressionnés sont ceux qui pratiquaient des techniques ou images datant des années 80. Pour le public dans la quarantaine, quel meilleur souvenir que celui des années 80 ? (ok les soixante-huitard aussi ont la classe…). Il y avait par exemple un homme qui s’ambiançait sur de la musique en projetant des effets psychédéliques à l’aide de liquides colorés versés sur le verre d’un projecteur. Sinon il y avait un autre homme qui soufflait dans des assiettes pleines de formes découpées comme des visages ou des papiers colorés. Sous les assiettes se trouvaient des rétroprojecteurs qui diffusaient le contenu des assiettes sur un énorme châteaux. Cette scène magique m’a vraiment marquée.

La deuxième raison se lie aux enfants, familles ou autre spectateur. Les enfants avant tout car ils avaient l’air si émerveillés face aux sculptures et jeux lumineux. Les enfants qui tenaient la main de leurs parents reviendront peut-être des années plus tard avec leurs propres enfants pour évoquer leurs souvenirs. L’œuvre maîtresse du festival était cette gigantesque animation qui a pris aux alentours de 800 heures à son artiste. C’est toute une histoire projetée en lumière et musique sur un grand bâtiment. C’est vrai que les gosses c’est bruyant, mais rien de tel que des rires et voix d’enfants pour animer un événement. J’en faisais peut-être partie d’ailleurs, je m’extasiant autant qu’eux devant l’énorme Flipper lumineux. Oui, on pouvait y jouer ! Il y avait aussi un stand où l’on pouvait dessiner avec la lumière. Mon dessin était on ne peut plus moche… Mais dans plusieurs années, je pourrai en parler comme un bon souvenir. Comme une marque culturelle que j’ai l’habitude de voir.


La troisième raison se rattache aux organisateurs et bénévoles du Festival. Ils étaient accoutrés de guirlandes lumineuses. Ce qui m’a touché c’est que c’était en grande partie des retraités habitant Morat. Ils agissaient par esprit de famille. Morat, c’est leur famille. Je les voyais déjà partager leurs souvenirs dont ils discuteront autour d’un thé et des fous rires.

Bref c’est un événement à connaître et surtout apprécier !


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