Le harcèlement de rue

J’ai eu la chance et le plaisir de collaborer avec le Conseil des Jeunes de Lausanne pour une campagne de sensibilisation sur le harcèlement de rue lors de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes. Le sujet des violences contre les femmes me touche car je me suis rendue compte des différentes formes sous lesquels elles se cachent et se rendent légitimes, touchant ainsi même les hommes. À travers cet article j’essaierai de proposer des manière de réagir en fonction de ta position.

 

harcèlement 2.jpgTe voici confronté à une scène classique de harcèlement. Une femme dans les transports publics se fait aborder puis harceler par un individu. Que faire ?

Rôle du témoin

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Si tu es témoin d’une scène de harcèlement : réagis ! Le silence est complice. Si tu veux faire les choses en douceur, tu peux simplement faire semblant de connaître la personne. Tu peux aussi fixer longtemps le harceleur dans les yeux. Tu peux aussi lui demander d’arrêter ou bien interroger la victime (du regard ou par les mots) pour voir si elle a besoin d’aide. Mieux vaut réagir et se tromper que de ne pas réagir et laisser quelqu’un couler. D’ailleurs, si l’agresseur est une femme ou la victime un homme, les règles ne changent pas 🙂

Rôle des proches

harcèlement 3.jpgSi tu es un proche de la victime, soyez à l’écoute. Soyez compatissant. Bien souvent, la victime sera très mal à l’aise. Aura peur et peut-être même traumatisée en fonction de la gravité. Ne lui dites pas « c’était de ta faute t’as vu à quelle heure t’es sortie » ou « comment t’étais habillée ». Cela insinue qu’un homme a le DROIT d’agresser une femme quand elle est seule dehors. Et juste pour l’anecdote : je porte un foulard je suis donc « décente », et cela n’a pas empêché que je me fasse harcelée et agressée par des hommes. Donc ravalez vos discours sur les mini-jupes et vaut mieux que les hommes s’éduquent. Être harcelée, agressée ou abusée est horrible. Et être accusé par ses proche est mortel.

Rôle de l’entourage de l’agresseur

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Souvent, l’agresseur ignore qu’il en est un. Les limites peuvent être vraiment floues. Mais en gros, dès que la personne “courtisée” dit “non”, il faut s’arrêter. Si on continue à la courtiser, c’est de le harcèlement. Toutes les remarques en l’air sur la tenue, démarche ou autre qu’on balance comme on jette un chewing-gum à la poubelle sont à bannir. Complimenter n’est pas synonyme de commenter. Et si vous voulez commenter, engagez une conversation saine et ne balancez pas votre avis. Car à vrai dire, on s’en cure le nez. On le sait quand on est belles, bonnes ou autre. On a toutes un miroir à la maison.

Pour conclure, je vous laisse un lien excellent de guide contre le harcèlement de rue qui a été fait à Bordeaux (avec de beaux dessins aussi !) : http://www.stopharcelementderue.org/2017/06/bordeaux-un-guide-pour-lutter-contre-le-harcelement-de-rue/


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